Comment nager le crawl sans se fatiguer ?

Temps de lecture : 6mn

Nager le crawl sans se fatiguer te semble être un rêve inaccessible ?

Tu as le sentiment de t’appliquer,

Et pourtant tu dois t’arrêter au mur pour reprendre ton souffle ?

Pire, lorsque tu regardes les autres…

Ils semblent glisser sur l’eau et nager le crawl sans s’essouffler ?

Pas d’inquiétude ! J’ai aussi eu ce sentiment de me battre dans l’eau…

Et c’est pourquoi je t’ai rassemblé les 4 erreurs techniques en crawl qui t’empêchent d’enchaîner les longueurs comme tu l’aimerais !

Dans cet article, tu vas voir que pour nager le crawl sans se fatiguer, c’est avant tout une question de technique :

Prêt ? C’est parti !


Erreur #1 : la crispation INTERDIT de nager le crawl sans se fatiguer

On retrouve souvent un stress important chez un débutant, lorsqu’il va se retrouver dans un milieu inconnu.

Et ce stress important va engendrer une forte crispation qui est contre-productive pour flotter et nager le crawl sans se fatiguer.

C’est contre-productif, car lorsque tu es crispé, tes muscles vont être tendus et contractés ce qui va avoir tendance à te faire couler et t’empêcher de bien flotter.


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Le stress et la crispation entraînent ton corps vers le fond

Malheureusement, si tu es débutant et que tu sens que tu coules, cela va entraîner davantage de stress, donc encore plus de crispation et donc tu vas encore plus couler…

C’est un cercle vicieux !

Et le second point négatif lié à la crispation, c’est qu’avec ce stress qui augmente, la fréquence cardiaque et la fréquence respiratoire vont aussi augmenter.

Tu vas donc respirer beaucoup plus vite et cela va entraîner un essoufflement important.

Ce point m’amène justement à la seconde erreur.

cercle vicieux
Impossible de nager le crawl sans se fatiguer avant de s’être adapté au milieu aquatique

Erreur #2 : la respiration doit être maitrisée pour nager le crawl sans se fatiguer

A partir du moment où tu es essoufflé, tu vas ressentir un besoin de respirer très souvent.

Ce qui signifie, en natation, sortir la tête de l’eau pour inspirer de l’air.

Or, si tu ne maîtrises pas la technique de la rotation de la tête, cela va te rajouter un problème…

A chaque fois que tu vas vouloir sortir la tête de l’eau, tu vas créer des résistances et des déséquilibres ce qui va te faire ralentir et donc, tu vas mettre deux fois plus d’énergie pour tenter d’avancer.

Au final, va t’essouffler encore plus.

Nous avons abordé le sujet de la respiration en crawl dans plusieurs article sur le site Mon Coach de Natation, si tu souhaites les lire.

respiration crawl educatif
La respiration en crawl est un des éléments qui empêche de nager le crawl sans se fatiguer

expirer permet d’enchaîner les longueurs en crawl sans se fatiguer

Le fait de souffler son air dans l’eau, c’est un autre point qui est super important pour les coachs 2.0 de Mon Coach de Natation.

Car trop souvent, les nageurs qui veulent apprendre à nager reçoivent des conseils venant de leur coach, ou bien même de leur entourage, qui les incitent à vider leurs poumons avant de respirer.

Malheureusement, c’est le pire conseil qu’on puisse donner à un débutant !

Vider complètement ses poumons est un conseil contre-productif car lorsqu’on en a parlé avec nos Nageurs 2.0, ceux qui ont arrêté d’écouter ce genre de conseils ont eu des résultats excellents.

respiration volume courant
Chercher à vider ses poumons entraîne un essoufflement important, c’est un équilibre à trouver pour parvenir à nager le crawl sans se fatiguer

Erreur #3 : utiliser sa force à mauvais escient ne permet pas de nager le crawl sans se fatiguer

Pour nager le crawl sans se fatiguer, il faut utiliser sa force intelligemment, et pour ce faire, il faut maîtriser la technique en crawl.

Généralement, un nageur qui utilise sa force à mauvais escient va nager avec des appuis très courts.

Un peu comme un petit chien

Et tu t’en doute, ce n’est pas une nage efficace !

En plus, si tu nages un peu en position debout, parce que tu as les jambes qui coulent, cela crée énormément de résistances et tu te retrouves à te battre dans l’eau pour avancer péniblement…

petit chien nage
La célèbre nage du petit chien : beaucoup d’efforts, peu d’effets

Nager le crawl sans se fatiguer, c’est adopter la forme d’un voilier plutôt que celle d’un paquebot

Dans la situation où tu crées beaucoup de résistances, tu t’apparentes beaucoup plus un gros paquebot plutôt qu’à un voilier.

En effet, le gros paquebot a besoin d’un énorme moteur pour se propulser très lentement, tandis que le voilier effilé, avance à toute vitesse grâce à une simple voile.

Donc si tu nages comme un gros paquebot, cela signifie que tu consommes énormément d’énergie, ce qui t’empêche par conséquent d’enchaîner les longueurs en crawl sans te fatiguer.

Et si tu en as marre d’être un gros paquebot, je te conseille de t’inscrire pour recevoir la boîte à exos de Camille (plus haut sur cette page). Ainsi tu pourras découvrir les éducatifs techniques préféré de ta coach 2.0 et devenir un beau voilier effilé.

nager vite comme un voilier
Alors ? Tu es plutôt paquebot ou voilier ?

Erreur #4 : Impossible de nager longtemps sans se fatiguer à cause des battements de jambes

Si jamais aujourd’hui, tu as le sentiment que tu vas beaucoup plus vite, ou que tu es capable d’enchaîner beaucoup plus de longueurs, avec le pull buoy, plutôt que lorsque tu es en nage complète, c’est surement lié à un défaut dans ta technique de jambes.

En effet, tes jambes sont des muscles qui sont très volumineux et donc qui consomment énormément d’énergie lorsqu’ils sont en action.



Soit particulièrement attentif à la fréquence de tes battements de jambes pour nager sans te fatiguer

Et si tu as une fréquence de jambes importante, c’est peut-être parce que tu as besoin de compenser l’inefficacité de tes battements, pour tenter de maintenir tes jambes à la surface.

Or, sur de longues distances, si ta fréquence de jambes est très élevée, tu vas consommer beaucoup d’énergie, ce qui va te demander de respirer encore plus souvent et donc tu vas t’essouffler encore plus rapidement.

nager le crawl battements intenses

L’objectif donc, si tu veux être capable d’enchaîner les longueurs et nager le crawl sans se fatiguer, est de réduire ta fréquence de jambes.

Les jambes sont principalement là pour équilibrer ton corps lorsque tu nages.

En effet, lorsque tu effectues des mouvements de bras, cela entraîne des déséquilibres, qui seront compensés par les jambes.

Et si techniquement, tu ne te sens pas encore au point, pense à consulter la page de nos programmes pour que tu puisses améliorer ta technique de nage. Car que ce soit pour travailler les battements de jambes ou le crawl en général, il y a beaucoup de Nageurs 2.0 qui recommandent nos programmes et qui fonctionnent très bien pour eux.


Qu’est-ce qui t’empêche de nager le crawl longtemps sans te fatiguer ?


Si tu veux nager longtemps, tu dois résister car avec la fatigue qui augmente après quelques mètres, ton objectif de toucher le mur devient absolument urgent. 

Tu te dis, « Allez je me dépêche, j’accélère » et c’est à ce moment là que tu commences à te précipiter. Ton pouls également s’accélère, tu sens l’oxygène manquer dans tes poumons, tu te dépêches, tu accélères à nouveau et tu montes en crispation. 

Ton essoufflement finalement devient encore plus important et nager le crawl sans se fatiguer te parait utopique. 

Dans ce cas, le meilleur moyen de résister au côté obscur est d’avoir une réaction appropriée :

Tu dois ralentir, tu dois prendre ton temps pour arriver au mur plus doucement car ralentir va te permettre de ne pas t’essouffler aussi vite en dépensant de l’énergie inutilement

Comme le dit le proverbe :

« rien ne sert de courir, il faut partir à point »

A ce jour, si tu ne parviens toujours pas à enchaîner 100 mètres ou 200 mètres ou même 25 mètres en crawl sans t’essouffler, je te partage l’histoire d’une ancienne aquaphobe qui a aujourd’hui vaincu sa peur de l’eau et qui est maintenant capable d’enchaîner les longueurs à tel point qu’elle a même décidé de préparer le BNSSA.

Crawl bien nage
C’est facile de nager le crawl sans se fatiguer avec la bonne technique

A retenir pour nager le crawl sans se fatiguer

Voici les 5 points les plus importants pour nager le crawl sans se fatiguer :

  • Vaincre la crispation pour limiter les dépenses d’énergie inutiles
  • Adopter une respiration aquatique (ne pas inspirer ou expirer à l’excès et maitriser son diaphragme)
  • Maitriser les fondamentaux de la propulsion en crawl avec les bras
  • Limiter la dépense d’énergie avec les battements de jambes
  • BONUS : Lutter contre l’envie irrépressible d’atteindre le mur le plus vite possible

J’espère que cet article t’a aidé à comprendre comment nager le crawl sans se fatiguer !

Je serais curieux de savoir, selon toi, quelle est l’erreur principale que tu fais aujourd’hui, qui t’empêche de nager le crawl longtemps sans t’essouffler ?

Et je te répète encore une fois, si jamais tu es perdu(e) et que tu as des difficultés à nager le crawl sans se fatiguer, pense à t’inscrire en haut de la page, pour recevoir la boîte à exos de ta coach 2.0 Camille !