Comment gérer la récupération à l’entraînement en triathlon ?

Ironman Recupération blessure

Aujourd’hui, j’ai posé la question : “Comment gérer la récupération à l’entraînement en triathlon ?”, à François Kartheuser, le triathlète. Tu vas découvrir, dans cette interview, l’importance de savoir gérer sa récupération, dans ton programme d’entraînement Ironman, pour éviter les blessures. Car François est également kinésithérapeute et des blessures il en a vu passer un paquet dans son cabinet. Et d’ailleurs, pour éviter les blessures, il est super important de bien préparer son échauffement.

Donc, si ce n’est pas déjà fait, tu peux télécharger gratuitement ma routine de l’échauffement, en cliquant ici.

Tu es prêt ? Allez, c’est parti !

“Comment gérer au quotidien les blessures ?”

Thomas :Le cœur, toi de ton programme, de ta planification sur l’année, c’est aussi la récupération, je pense que ça à une place importante dans ton programme. Comment tu gères ça un peu à l’année, parce qu’il y a cet effet de : on a beaucoup d’entraînements, on doit faire beaucoup de volume, le triathlon, c’est quelque chose sur lequel on doit travailler pleins d’aspects, on doit faire des épreuves où on se dépasse, où on doit aller faire des choses incroyables. Est-ce qu’à l’entraînement, tu es tout le temps en train d’aller chercher des choses qui sont difficiles, ou est-ce que tu es plutôt, tu cherches à équilibrer les choses et surtout comment tu gères au quotidien les blessures ? Parce que c’est un truc qui est quand même assez récurrent, quand on s’entraîne beaucoup, comme tu peux le faire toi ton côté.

“Caler des blocs d’entraînements et prendre une semaine de récupération”

François : Alors c’est vrai que là, il y a plusieurs choses donc, je pense dont on peut parler, ça c’est super intéressant. La première chose, c’est peut-être que je me focus vraiment en premier lieu sur la qualité, dans mes plans d’entraînements, donc pour essayer justement de gagner, peut-être parfois un peu du temps, pour éviter de vouloir en faire de trop et notamment pour éviter les blessures. Eh bien, en fait, je me concentre sur les entraînements où j’intègre de la qualité et c’est ceux-là que je vais prioriser en premier, encore plus durant les périodes justement on revient sur la façon d’organiser sa semaine et encore plus dans les périodes où j’ai beaucoup de choses, que ce soit sur le plan professionnel ou sur le plan familial.  Eh bien, alors là, je fais uniquement mes séances qualitative et alors, tout ce qui est quantité, bah ça, je peux le rajouter après, si j’ai plus de temps. Alors après, pour justement gérer tout ce qui est récupération, et bien ce que je fais, de nouveau, une fois que je connais mon programme en fait à l’année, eh bien, je cale des gros blocs d’entraînements, souvent trois semaines d’entraînements. On va dire progressifs, petit à petit, semaine 1, semaine 2, semaine 3, et puis, alors après ça, je prends une semaine de récupération. Et alors, ça me fait un bloc au total de 4 semaines et j’essaye d’enchaîner les blocs comme ça, petit à petit, pour que ça se mette bien en fonction de mes courses. Donc, soit une ou deux courses sur l’année, eh bien, je vais m’arranger pour que les blocs arrivent au bon moment pour que je puisse juste placer mon affûtage à la fin de ces blocs-là, avant la course. Et puis alors, ce que je fais aussi pour éviter les blessures, c’est en fait, faire vraiment attention à mes sensations. Donc, ça veut dire que je mets vraiment une grande importance sur ça, c’est sur, comment je me sens, pendant l’entraînement et après les entraînements et avant l’entraînement. Ça veut dire que si je sens que mes sensations ne sont pas bonnes, je ne vais pas non plus pousser à l’extrême, les intensités ou en tous cas, le volume. Et ce que je fais, c’est que, quand je rentre à la maison, si je sens qu’il y a une douleur à un moment donné, qui s’installe, directement je fais attention, j’essaye de lever le pied. Alors là, c’est vrai que d’être kiné, effectivement ça m’aide quand même beaucoup.

Thomas : Ca facilite les choses.

François : Forcément, mais au final, eh bien, je pense que tout le monde peut acquérir ça, encore plus avec les années d’expérience. En triathlon, il y a pas mal de personnes, même en natation, je pense, qui finissent par connaître euh …

“Qu’est-ce que je peux faire pour continuer à m’entraîner, malgré la douleur?”

Thomas : On finit par connaître son corps. Et du coup, c’est vraiment un truc terrible chez les débutants, c’est de se dire voilà, je dois y aller, je dois aller, je dois m’entraîner à tout prix et finalement, on s’écoute peut-être un peu moins. J’ai une petite douleur, ce n’est pas très grave, ça va passer, ou le j’ai une petite douleur, mais bon, c’est normal, je m’entraîne. Je pense que ça, c’est des choses que toi, tu dois voir souvent, même en tant que kiné, tes patients et peut-être qu’ils viennent te voir en disant, j’ai un peu mal à l’épaule ou des choses comme ça. Qu’est-ce que je peux faire pour continuer à m’entraîner ? Qu’est-ce que toi, tu recommandes dans ces situations-là ?

François : Tu veux dire quand on ressent vraiment des douleurs ?

Thomas : Oui, quand on ressent des petites douleurs, ou bien voilà quand on doit s’adapter vis-à-vis de son entraînement, dans le sens où j’ai des petites douleurs, est-ce que je peux continuer à m’entraîner, ou est-ce que je dois m’adapter ? Quelle réponse on doit apporter finalement, pour éviter d’arriver à la blessure et au stop complet quoi ?

“Lever le pied, arrêtez-vous avant la blessure!”

François : C’est vrai que c’est souvent ça qu’on veut éviter au final, c’est la blessure qui oblige de s’arrêter pendant 3 – 4 – 6 semaines. Donc ça, la première chose, comme on l’a dit juste avant, c’est de faire un petit peu attention à ses sensations, mais en plus de ça, c’est le fait de ralentir. Donc ça veut dire que, directement quand on sent qu’il y a vraiment une douleur qui commence à s’installer, c’est de lever le pied. Et donc, soit même d’essayer de voir des techniques qui fonctionnent déjà, qu’on a déjà utilisé, si c’est une douleur, par exemple, récurrente, que ce soit à l’épaule en natation ou ailleurs. Eh bien, en fait, c’est d’essayer de s’auto-traiter, comme on le peut, si jamais on a l’habitude de le faire, pour un trouble en particulier ou une douleur.

Thomas : Un truc récurrent.

François : Exactement,

Thomas : Un truc dont on à l’habitude du traitement.

François : Oué. Et sinon, si jamais ce n’est pas quelque chose de récurrent, alors là essayez d’aller consulter forcément, que soit le médecin ou le kiné, mais là de nouveau, ce qu’il faut faire, c’est en premier lieu être attentif à ses sensations, pour finalement ne pas aller au-delà et de vouloir se dire non le plan d’entraînement il est là, il faut que je continue à avancer parce qu’au final, c’est venir finalement surcharger encore et encore et encore chaque articulation, ou tout simplement le corps en règle générale. C’est un stress qu’on vient infliger, qui fait que finalement, on ne s’en sort pas et finalement la douleur qui peut-être, à la base, était légère, va s’amplifier, petit à petit, et c’est ça qui va faire qu’on va arriver à un moment donné à un point de rupture au niveau du corps, qui fait qu’on est obligé de s’arrêter, alors là c’est là la blessure.

La c’est la blessure ! Bon là, c’est le deuxième kiné qui vous dit : arrêtez-vous avant que ce soit trop tard !

Thomas : Ouais.

J’espère que c’est rentré ! Donc, être à l’écoute de son corps, c’est un truc qui toi, te permet de t’entraîner régulièrement, et puis, d’avoir probablement des résultats sur l’année. Parce que la préparation finalement c’est un truc, ce n’est pas un sprint, c’est vraiment un marathon, c’est comme ça qu’on doit le voir, où il faut savoir se préserver, ménager sa monture, si on peut utiliser des expressions dans ce sens. Et pour réussir à, parce que quand tu es blessé, tu ne peux pas t’entraîner du tout. Donc vaut mieux s’entraîner peut-être un peu plus tranquille, et puis, pouvoir repartir après, plutôt que de ne pas s’entraîner du tout, ce sera toujours mieux que, ce sera toujours mieux de se préserver, de ralentir et lever un peu le pied, comme tu l’as bien expliqué. Ok, merci François !

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