Comment créer son plan d’entrainement en triathlon ?

Ironman programme triathlon

Comment créer son plan d’entrainement en triathlon ?

Ou comment faire les bons choix pour établir son programme d’Ironman et réussir sa préparation ? J’ai posé la question à François Kartheuser, il est triathlète et qualifié aux championnats du monde de triathlon.

Et pour préparer la partie natation, je t’offre un tableau de zone pour te permettre de comprendre comment préparer tes entraînements natation. Tu peux le recevoir en cliquant ici

Allez ! je te laisse découvrir tout de suite notre entretien en vidéo.

Tu es prêt ? C’est parti !

“Comment tu fais pour gérer tes priorités par rapport aux entraînements ?”

Thomas : Alors moi, j’ai une question, c’est une question qui revient assez régulièrement, pour les triathlètes qui me suivent. Bien souvent, quand tu fais du triathlon, tu as à la fois la natation à travailler, tu as le vélo, tu as course à pied. Quand tu es débutant, tu ne sais pas trop par quoi commencer, et puis, surtout, on a une vie aussi à côté, on doit travailler, on doit s’occuper de sa vie de famille. Comment toi, tu fais, un peu, pour gérer tes priorités par rapport aux entraînements, et puis, voilà, comment tu arrives à manager, finalement, parce que toi, tu fais quand même des IronMans, donc, c’est une préparation qui est assez longue. Comment tu arrives à gérer, tout au long de l’année, tes entraînements et puis ta planification finalement sur tes entraînements ?

“Pour être performant, ce qu’il faut, c’est essayer de ne pas vouloir être performant sur toutes les courses!”

François : Alors, c’est vrai que effectivement le triathlon, c’est assez impactant au niveau de la vie personnelle, puisque ça demande pas mal de temps. Alors comme tu dis, c’est vrai que je fais des IronMans. Bon, j’ai fait un IronMan essentiellement et sinon je me concentre maintenant plutôt sur des semi IronMans pour le moment, et je reviendrai sur des IronMans après. Alors, moi, je pense que la première chose à faire, c’est déjà avoir une idée globale de sa saison. Ça veut dire que, souvent, justement à cette période-ci de l’année, c’est-à-dire que là, on est aux alentours de la fin de l’année, eh bien, pour l’année suivante, je vais déjà réfléchir aux courses que je veux faire et une fois que je sais les courses que je veux faire, eh bien, je le mets tout simplement dans mon agenda. Alors après, c’est vrai qu’il y a une ou l’autre course qui peuvent peut-être varier, mais comme souvent, il faut s’inscrire à l’avance, eh bien, c’est le moment de caler ses courses. Et alors une fois que ça c’est fait, eh bien, je rédige en fait un planning, on va dire grossier sur l’année, où je sais qu’il y a une telle course, qui aura lieu à tel mois, telle course aura lieu durant telle période de la saison. Et donc, comme pour être performant, ce qu’il faut, c’est essayer de ne pas vouloir être performant sur toutes les courses, mais plutôt sur une ou deux courses qu’on choisit sur la saison, eh bien, ça devient très facile, du coup de baser mon programme sur ça et de savoir l’évolution que je vais instaurer dans mon programme, pour pouvoir être en forme sur la course ou les deux courses que je prépare. Comme par exemple, cette année, ça va être les championnats du monde, en Afrique du sud, d’Ironman 7.3 voilà, là, je sais que je vais planifier ma saison, pour être en forme début septembre et non pas début du mois de juin, pour quelqu’un qui devrait faire un autre type de course.

Thomas :  Donc, finalement, sur l’année, tu vas avoir un, voire deux, pics de forme, selon tes dates clé. Donc, tout ton schéma de départ, lorsque tu vas préparer tes entraînements, c’est focaliser donc ta préparation sur les dates clé, sur lesquelles tu dois être prêt.

François : Oui

Thomas :  Et donc tu vas adapter finalement ton année en fonction. Et du coup, alors, si on a bien compris, par rapport à ton plan global et au quotidien, quand on voit de plus près, je ne sais pas, peut-être chaque semaine ou chaque jour, comment est-ce que tu gères ça, de ton côté ? Parce que pas ce n’est facile toujours de tout compléter.

“Je place tout simplement les séances clé d’abord”

François : Oui, c’est sûr ! Donc une fois que j’ai, justement, cet aspect global devant moi, eh bien, je sais sur quelle période je vais devoir me concentrer et alors une fois que je suis dans ces périodes-là, eh bien en fait, je place tout simplement les séances clé d’abord. Cela veut dire que moi, il y a souvent une image qui me revient et dont on entend souvent parler, qui ne ressemble pas forcément, à la base au triathlon, c’est le fait de mettre d’abord en premier lieu, ses gros cailloux. Donc, ça veut dire que quand on a un vase, si on veut le remplir au maximum, ce qu’il faut en fait faire, c’est mettre d’abord les grosses pierres et petit à petit venir remplir le bol avec toutes les petites choses qui peuvent couvrir, je vais dire les espaces qui sont encore libres. Donc, moi par exemple, je sais bien que ce qui est difficile à placer, c’est parfois les entraînements de natation, parce qu’on dépend des horaires de la piscine, on dépend des horaires du club. Donc ça, c’est vraiment des séances, qu’il faut absolument caler dès le début de sa semaine. Donc voilà, je sais directement la natation, c’est tel jour, telle heure, et puis, ça ça bouge pas.

“Je priorise la natation, et petit à petit, je greffe les autres séances comme ça.”

Thomas :  C’est bon ça, tu priorises la natation !

François : Oue ! Je priorise la natation, parce que je sais bien que si jamais je la fais sauter, après ça va être plus dur de la réintégrer dans le programme de la semaine, et puis, alors petit à petit, j’intègre alors les séances longues, par exemple à vélo, je sais qu’il y a le dimanche, moi c’est le jour qui convient bien pour ça, et bien le matin, je fais une séance longue à vélo. Et petit à petit, je greffe les autres séances comme ça. Et la meilleure façon aussi de le faire, c’est de bien caler son jour de repos, pour essayer, sur une semaine, de pouvoir avoir des séances en intensité, des séances plus calmes, avoir de nouveau des séances d’intensité, des séances plus longues, des séances moins longues, pour éviter d’avoir un concentré de séances, par exemple, intenses à une même période de la semaine, pour justement avoir une bonne récupération.

Thomas :  Ok, donc répartir, en fait, de manière assez homogène, les moments où tu es dans le dur, et puis, les moments où c’est un peu plus relax, où tu vas pouvoir récupérer.

 

J’espère que cette interview t’a plu, si c’est le cas, abonne-toi à la chaîne Youtube en cliquant sur le bouton en dessous, et dis-nous en commentaire, est-ce que tu te sens capable, aujourd’hui, de préparer toi-même ton plan d’entraînement pour le triathlon?

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