Défi IRONMAN | Le PLAISIR réside dans l’ENTRAÎNEMENT

Triathlon plaisir

C’est la seconde partie de notre interview avec François Kartheuser du blog du triathlon. Et il nous explique, dans cette partie, son parcours et les bénéfices absolument énormes qu’il en a retiré, après avoir relevé le challenge de l’Ironman. Comment cela a impacté sa vie ? Quel bonheur il a eu, lorsqu’il a participé à son tout premier Ironman et surtout l’importance de retirer du plaisir, à chaque séance d’entraînement.

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“Et c’est ces expériences là, positives, qui m’ont poussé à continuer mon effort, pour aller jusqu’à l’Ironman”

François : Même pour revenir sur ça, c’est vrai que mon évolution finalement, elle est assez rapide. Je pense que pour tous les triathlètes, on ne peut pas passer d’un sprint à un Ironman en l’espace d’un an. Maintenant, c’est vrai que, bah voilà, moi j’avais vraiment cette motivation. Et finalement, mon corps suivait, c’est-à-dire que je m’écoutais quand même et si j’avais remarqué, durant cette prépa, que mon corps ne suivait pas, forcément je n’aurais pas continué dans ce sens-là. Mais ce qui m’a permis de mettre des vraies expériences sur ça, c’était les courses justement, de préparation. Donc, il y a eu au final je pense deux ou trois triathlons sprints et trois triathlons half Ironman en un an, je veux dire en préparation pour cet Ironman. Et c’est ces expériences là, positives, qui m’ont poussé à continuer mon effort, pour aller jusqu’à l’Ironman. Chose que j’aurais pas fait, si mon corps m’avait déjà freiné avant, en me montrant que, ben, voilà l’étape peut être trop grande en un an, puisque c’est vrai que c’est pas donné à tout le monde, de passer en un an comme ça. Donc ce n’est pas forcément ce que je recommande d’ailleurs, mais le tout, finalement, c’est de s’écouter et de savoir ce que son corps est capable de faire.

“si on n’est pas prêt, ce n’est pas grave, on repousse un peu, ce n’est que partie remise, il faut parfois reculer pour mieux sauter”

Thomas : Évaluer ses capacités, et puis voilà, gérer après sur la distance, sur la longueur parce que, c’est vrai que cinq mois pour la transition, et puis, seulement finalement sept mois d’entraînements vraiment pour l’Ironman. Donc c’est vrai que c’est assez rapide, mais voilà, tu l’as bien précisé, s’écouter c’est un truc super important, pour pouvoir durer, et puis, pour finalement mettre son ego de côté, et ne pas, ne pas se dire : c’est mon objectif, je me le suis fixé. Après, si on n’est pas prêt, on n’est pas prêt, ce n’est pas grave, on repousse un peu, ce n’est que partie remise, parfois reculer pour mieux sauter.

François : Exactement !

Thomas : C’est un truc que j’adore, prendre son temps, être bien prêt, avant de se lancer vraiment, pour ne pas brûler les étapes. Et puis, foncer dans le mur, c’est bien, prendre 3, 4 pas de recul pour sauter par-dessus, c’est peut-être, voilà, c’est plus intéressant.

“sans plaisir, c’est dommage de s’entraîner autant,  le plaisir à l’entraînement était au cœur de ma pratique”

François : Et puis, dans ce cadre-là on rentre, je veux dire dans une préparation. On fait ça de manière intelligente et saine, puisque finalement en tant que kiné, ce que je recherche, c’est quand même la pratique d’un sport, mais sur une pratique long terme. Et donc pour ça, il faut pratiquer son sport de manière assez saine. C’est-à-dire justement ne pas se mettre dans le rouge constamment et ne pas s’entraîner tout le temps au forcing. Et donc voilà, c’est sûr que plus on le fait de manière, je veux dire, calme et en accord avec son corps, mieux on peut progresser sur le long terme. Et finalement, préserver son corps aussi des blessures, moi c’est vraiment quelque chose qui est important pour moi. Et la dernière chose sur laquelle je voulais revenir, durant cette préparation-là, comme je l’ai dis, c’était le fait que c’était plutôt la personne que je suis devenu, durant ces mois de préparation là, avant l’Ironman, qui importe vraiment fort pour moi. Et durant ces mois-là, c’est le plaisir à l’entraînement qui m’a vraiment motivé, c’est le fait de sentir que voilà, je pouvais progresser, alors qu’à la base, c’est la natation et le vélo, ce n’étaient pas des sports pour lesquels j’étais prédestiné et je détestais ça quand j’étais gamin. Donc c’est sûr que, finalement sans plaisir, je pense que, c’est un peu dommage de s’entraîner autant, donc voilà, c’était au cœur de ma pratique, c’était vraiment le fait de prendre mon pied à chaque entraînement, de me dire, là, je progresse là-dessus, là je progresse là-dessus, là j’ai franchi un palier etc… Et c’est ça, qui m’a permis finalement de m’amuser. Et puis, petit à petit de créer un blog sur le triathlon, parce que c’est comme ça en fait que le blog est né, c’était, je trouvais ça tellement fascinant, de progresser comme ça, dans trois disciplines sportives, et puis, avec la notion de nutrition, de préparation mentale etc. qui venaient se greffer dessus. Et je me suis dit, mais il faut partager ça et donc voilà, c’est de là qu’est née l’idée.

“tu vois que tu progresses, c’est mesurable”

Thomas : Finalement, tu prenais encore davantage de plaisir à l’entraînement, plutôt que dans l’Ironman, le jour-là, c’est plus le chemin sur lequel tu veux insister, le parcours que tu as pu effectuer pendant tous ces mois de préparation et de te construire finalement, à la fois psychologiquement, à la fois physiquement. Et moi, ce que je trouve fascinant avec ça, c’est le fait qu’à chaque entraînement, ou après, à chaque semaine ou mois d’entraînement, tu vois que les efforts que tu fournis, les actions que tu mets en place, eh bien, les résultats, ils sont concrets, ils sont palpables tout de suite, tu vois que tu progresses, c’est mesurable. Et donc chaque action, tu peux voir que voilà, ça a un effet et que tu avances et finalement, étape par étape, tu vois une forme de progression, donc c’est vrai que ça c’est vachement fascinant ça.

“là où je me suis senti vraiment à ma place, c’était le jour de l’Ironman, quand j’étais en train d’attendre mon tour pour me lancer dans l’eau”

François : Et c’est vrai qu’au début, je vais dire, quand on démarre, c’est l’avantage, quand on est vraiment débutant, c’est que les progrès, les premiers progrès en tous cas, ils se voient très rapidement. Je pense, par exemple en natation, en se concentrant sur les bonnes choses, même chose en vélo et en course à pied, en faisant des entraînements de qualité dès le départ, eh bien, ce n’est pas comme les professionnels, qui eux vont toujours aller chercher les derniers petits pour-cents pour progresser. Nous, là au départ voilà, il y a un potentiel à développer et donc les progrès, ils se font assez rapidement. Et puis, finalement là où je me suis senti vraiment à ma place, c’était le jour de l’Ironman, quand j’étais finalement en train d’attendre mon tour pour me lancer dans l’eau, puisque là c’était des départs par vague. Comme c’était mon premier Ironman, bon bah, on m’avait mis dans la dernière vague. Donc j’ai eu le temps de voir partir vraiment toutes les autres vagues avant les pros, etc. Et je me rappelle encore de ce moment, qui a été hyper intense et d’ailleurs je le raconte dans mon compte-rendu finalement que j’ai fait de mon premier Ironman et je me rappelle encore et là ça me donne des frissons rien que d’y penser. J’étais vraiment presque les larmes aux yeux, en train de me dire, là je suis vraiment à ma place, là je sais que tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant, ça m’a amené à être la personne que je suis aujourd’hui, présente à 7h au bord du bassin, prêt à plonger pour 3 800 mètres de natation, 180 vélo et 42 à pied. Et c’est là, que je me suis dit que finalement le chemin que j’avais effectué était vraiment beau et je me suis dit, peu importe ce qu’il advient aujourd’hui, tu as déjà tout gagné, et puis, il ne reste plus qu’à profiter de la course quoi.

Thomas : Oui, finalement, c’est la cerise sur le gâteau quoi, l’Ironman.

François : Oue.

Thomas : Ok.

 

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